L’approche écopaysagère

De l’écologie du paysage aux outils de « chloe métriques paysagères »

« L’écologie du paysage est la science qui étudie et améliore les relations entre les processus écologiques dans l’environnement et les écosystèmes particuliers »
Turner, M.G. (2005)
Landscape Ecology in Theory and Practice


origines concepts & chloe

L’écologie du paysage


L’écologie du paysage est une discipline scientifique qui étudie les interactions entre les êtres vivants et leur environnement dans un contexte spatial et temporel. Elle s’intéresse à l’organisation, la structure et la fonction des écosystèmes à grande échelle, en prenant en compte les caractéristiques physiques, biologiques et spatiales du paysage. L’écologie du paysage vise à comprendre comment les changements dans la structure spatiale affectent la biodiversité, les flux d’énergie et de matière, les processus écologiques et les services écosystémiques. Elle est utilisée dans la gestion des ressources naturelles, la conservation de la biodiversité et la planification de l’utilisation du territoire.

Le logiciel « CHLOE Métriques Paysagères » a été développé dans ce but d’étudier l’impact des diverses structures du paysage sur la biodiversité. Le logiciel « CHLOE Métriques Paysagères » explicite les façons dont on peut aborder, mesurer, cartographier ces structures. Il rend l’écologie du paysage opérationnel.

« Le logiciel « CHLOE Métriques Paysagères » : un outil d’analyse cartographique issu des concepts de l’écologie du paysage »
L’approche multi-échelles du logiciel « CHLOE Métriques Paysagères »

Les principes de l’approche écopaysagère MULTI-échelleS


Le logiciel « CHLOE Métriques Paysagères » permet de prendre en compte le changement d’échelles au travers l’utilisation de fenêtre(s) glissante(s). L’approche multi-échelles fait émerger différents niveaux d’organisation des systèmes écologiques et permet, au sein de l’action publique, de penser les responsabilités selon les échelles du territoire. Pour chaque espèce et pour chaque niveau décisionnel, l’échelle du territoire diffère et doit être analysée.

pour chaque espèce

Les espèces ont des capacités de mouvement et utilisent des territoires différents. La dimension de ces portions de paysage est définie a priori selon la capacité de déplacement des espèces. Certaines bougent peu, d’autres se déplacent sur plusieurs kilomètres.

pour chaque niveau décisionnel

L’analyse d’une région demandera moins de détails que l’analyse d’une communauté de communes. Ceci est une pratique courante en planification quand on établit un schéma régional (SRADDET), un Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) et un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi).

approche MULTI-échelles

À l’échelle régionale…

Sont distinguées les grands types de paysages (forêts, grandes cultures, bocages…). À cette échelle, l’analyse écopaysagère considère les relations entre différentes communautés locales et les influences régionales sur les écosystèmes.

À l’échelle intercommunale ou communale…

Sont distinguées des mosaïques plus fines, les relations entre les éléments à l’intérieur d’un écopaysage ou entre éléments d’écopaysages adjacents (exemple : interfaces entre prairies et forêts).

À l’échelle locale…

À l’échelle locale, la présence d’une population dépendra de la ressource alimentaire et les capacités des individus à se déplacer (Exemples : jardins et parcs arborés). On s’attachera à préserver la qualité des différents éléments et leur mode de gestion, sur des caractéristiques spécifiques du paysage, telles que les écosystèmes locaux, les habitats naturels, et les interactions entre les espèces.

Figure 1 : les diverses échelles. Source : ACE Nouvelle Aquitaine

Les politiques de gestion de la biodiversité sont spécifiques à chaque échelle, cependant, il existe une dépendance des échelles entre les éléments de niveaux inférieurs et supérieurs qu’il convient de prendre en compte pour une gestion écologique cohérente des territoires.

l’approche écopaysagère du logiciel « CHLOE Métriques Paysagères »

L’étude de la structure et DE la fonctionnalité du paysage AVEC « CHLOE Métriques Paysagères »


Structure et fonctionnalité : deux aspects interdépendants pour comprendre la dynamique et le fonctionnement des paysages

La structure du paysage se réfère à la composition et la configuration spatiale des éléments du paysage. Elle englobe la manière dont les éléments tels que les forêts, les zones humides, les prairies et d’autres caractéristiques sont arrangés et interagissent les uns avec les autres dans un espace donné. L’étude de la structure d’un paysage permet de comprendre la disposition géométrique des éléments constitutifs.

La fonctionnalité du paysage se réfère aux processus écologiques et aux interactions qui ont lieu au sein de ce paysage. Cela inclut des aspects tels que les déplacements des espèces, les interactions dans le paysage, les cycles des éléments nutritifs, etc. L’étude de la fonctionnalité du paysage se concentre sur la manière dont les différentes parties du paysage interagissent pour maintenir l’équilibre écologique.

Mobiliser les outils de « chloe Métriques Paysagères »

Découvrir les concepts écologiques mobilisables AVEC le logiciel « CHLOE Métriques paysagères »


Le logiciel « CHLOE Métriques Paysagères », issu des méthodes de l’écologie du paysage fourni des outils et des méthodes pour analyser la structure, la fonctionnalité des paysages et concevoir par exemple des stratégies de conservation adaptées. Le logiciel permet l’étude de concepts fondamentaux issues de l’écologie des paysages tels que l’hétérogénéité, la fragmentation ou les interfaces du paysage et des concepts plus analytiques tels que les écopaysages, le grain bocager ou les continuités écologiques.

Les interfaces

Zones de transition/contact entre deux environnements différents (page à venir)