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Principe de Perméabilité

Le logiciel et le principe de perméabilité

Perméabilité des paysages


La perméabilité des paysages est la méthode la plus utilisée pour modéliser les déplacements des espèces dans les mosaïques paysagères. Le calcul des coûts de déplacements des espèces est soumis aux caractéristiques d’occupation du sol et donc à chaque pixel de la carte. Chaque type d’occupation peut être caractérisé par un coefficient de résistance au déplacement appelé coefficient de perméabilité ou encore de friction. C’est un coefficient multiplicateur qui représente « l’effort » fait par les individus d’une espèce pour traverser un milieu plus ou moins hostile (routes, cours d’eau, milieux trop ouverts/exposés aux prédations…). Par exemple, traverser une route est facile pour un oiseau, difficile pour un insecte marcheur.

Un coefficient de friction de valeur « n » signifie qu’il est n fois plus difficile de traverser ce milieu que le milieu habitat pour l’espèce considéré. Un coefficient de 0 correspond au milieu habitat de l’espèce considéré et ne présente aucune difficulté à être traversé par celle-ci. Un coefficient de 1 correspond à l’unicité et n’a pas d’effet. Le coût de déplacement est donc la distance entre deux habitats multipliés par la résistance des autres habitats traversés. Au-delà d’un certain coût de déplacement, les individus ne peuvent pas atteindre un autre habitat qui de ce fait est considéré comme isolé.

Exemple de coefficients de friction pour l’espèce de papillon « le myrtil » :

L’espèce de papillon le myrtil (Figure 1) est une espèce prairiale, son milieu structurant (habitat naturel) est la prairie. Dans ce milieu, le coefficient de friction est égal à 0, ce qui signifie qu’il n’y a pas de friction. Les coefficients de friction du myrtil sont exposés Figure 2 ci-dessous. Ces coefficients de perméabilité sont construits à dire d’expert, mais leur pertinence nécessite d’être vérifiée sur le terrain et au regard des premiers résultats afin de les modifier si nécessaire.

Figure 1 : le myrtil
Figure 2 : coefficients de friction pour l’espèce papillon « le myrtil »

On remarque, que les milieux boisés constituent une barrière pour le papillon (Figure 2). Un coefficient de friction important est donné à ces milieux. Par exemple, il est dix fois plus difficile pour le myrtil de traverser le milieu forêt que le milieu prairie (milieu habitat).